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Jean-Michel DIEBOLT
Jean-Michel DIEBOLT, facteur chaque matin sur Proveysieux (à proximité de Grenoble, altitude 900 mètres), exerce chaque après-midi sa passion: l’écriture.
Jean-Michel DIEBOLT a deux passions : la photographie et l’écriture.
Après une expérience d’artisan photographe-cinéaste – Il a tourné un film pour les J.O. d’Albertville –, Jean-Michel DIEBOLT a travaillé 10 ans sur Paris dans un prestigieux laboratoire photographique professionnel. Ses œuvres personnelles ont été exposées à la Maison Barnave (Saint-Egrève) en 1983 et en 1985, puis lors de divers salons en 1998, 1999 et 2000. Mais depuis quelques années, il a tourné le dos à la photographie au profit de l’écriture.
Avec beaucoup de facilité pour écrire, écrivain-public, il a déjà rédigé nombre de courriers administratifs, mais aussi des thèses, et des romans autobiographiques pour des clients ne maîtrisant pas l’écriture. Il est également correspondant de presse pour le Dauphiné Libéré, et rédacteur pigiste pour divers magazines.
UNE ROSE A L’AGONIE nous raconte une histoire incroyable, transmise à l’auteur par un vieil homme. Celui-ci, lors d’un périple sur les routes du sud de la France, découvre un village perdu au milieu des collines. Il sera accueilli par le maire du village qui deviendra son ami. Pour l’aider, il tentera de dénouer un complot dont le but est la destruction pure et simple du maire. Ses ennemis vont employer tous les moyens pour y parvenir, jusqu’à organiser des messes noires. Notre homme sera dépassé par les évènements : il ne parviendra pas à déjouer la conspiration, ni à réagir dans le bon sens. L’histoire se termine sur la terrible sentence d’un tribunal de paysans. Histoire véridique, histoire fictive ? À vous d’y dénicher le vrai.
UNE ROSE À L’AGONIE (extrait)
PROLOGUE
« Ce récit est un peu une biographie, la mienne, aussi absurde que véridique : je la dédie à Martinien, le seul homme en ce monde avec lequel je pus me lier d’amitié. C’était un homme chaleureux, aimant la vie et la respectant, un compagnon de jeu pour les enfants, à l’esprit jeune et inventif, mais aussi, et surtout, un ami fidèle qui savait être à notre écoute lorsque nous avions des soucis.
Malheureusement, voilà déjà un mois que Martinien est mort. Lui et ses ancêtres avaient réussi à bâtir un village qui aurait pu être un modèle de société idéale. Mais l’homme a conservé une nature mauvaise, et aucune société idéale ne saurait, semble-t-il, lui convenir : chacune d’elle serait détruite par une minorité ne comprenant rien aux motivations de la majorité.
Cette histoire se passe en France, loin du bruit des grandes villes, dans une vallée perdue au milieu de petites montagnes et de collines couvertes de forêts, dans le Sud, là où rien ne semblerait pouvoir troubler la vie calme des villageois.
Moi qui m’étais mis en tête de connaître plus à fond ma patrie, je ne savais pas encore que ma longue marche s’arrêterait là, dans ce village, et que ma vie en serait bouleversée.
Tout se passa comme si j’assistais à l’épanouissement d’une rose : chaque jour, je lui découvrais une couleur nouvelle, une nuance de parfum subtil, et je ne savais pas à l’époque que, si cette fleur devenait de plus en plus belle, elle finirait par flétrir et mourir comme tout ce qui est beau et comme tout ce qui est.
Tout arriva si vite, que ni moi, ni personne ne put se rendre compte à temps de ce qui se passait, ni que nous allions assister à l’agonie de la rose.
Sans doute n’aurais-je pas dû m’arrêter ici, mais rester simplement le spectateur lointain de cette vie. Personne ne saura jamais si j’ai eu tort ou raison… Moi encore moins que les autres… »
Signé : François de Savorgnant
Note: Manuscrit remis par le curé de Savorgnole.
Ce curé a béni et soutenu François de Savorgnant,
Condamné par un Tribunal de Paysans.
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Note de l’auteur :
« À cet instant, en recopiant cette incroyable histoire qui m’a été transmise par un vieil homme, rencontré lors de mon métier d’écrivain public, j’ai l’étrange sensation de raconter des souvenirs... comme si j’avais personnellement vécu cette histoire, tant je m’y suis senti impliqué.
Les dates auxquelles je rattache ce récit sont très certainement fausses, mais les événements sont bien survenus de cette manière, certes à une époque et dans un contexte différent que je n’ai pas connu, mais puisque tout est si précis, rien n’est donc pure invention de ma part. »
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