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Dimanche 31 décembre 2006

Bonjour à tous les internautes,

J’avoue que ce n’est pas souvent que j’écris des explications...

Pour me présenter rapidement, je suis le facteur qui avait en vente sur Internet des cheveux de la momie de Ramsès II. Mon but, seulement présenter mes excuses et surtout dire qu'il n'y a jamais eu vol de la part de mon père (ingénieur en chimie nucléaire)  qui avait effectué les analyses.

Après les analyses, il avait conservé les échantillons, dans une petite boite, dans son bureau au CENG-CEA... jusqu'à sa retraite, soit 14 ans après les analyses.

Et d'ailleurs, jamais aucun échantillon ne peut être remis à leur propriétaire sitôt les analyses exécutées. Pourquoi ? Pour la simple raison que les échantillons ayant été iradiés, demeurent radio-actifs encore pendant quelques heures, quelques jours ou quelques mois (parfois des années après les analyses). Les échantillons sont alors conservés dans une marmoire plombée, en attendant que la radio-activité baisse suffisamment pour que l'échantillon ne présente plus aucun danger.

Et comme personne n'avait réclamé les échantillons durant ces 14 années, quand il a pris sa retraite, il a vidé son bureau et emporté tout naturellement la petite boite, en souvenir d'avoir eu le privilège, l'honneur d'analyser les cheveux de la plus célèbre des momies.

A son décès en 2001, j'ai retrouvé la boite et l'ai ramenée chez moi. Elle a donc encore passé 5 ans dans mon placard avant que je ne retombe dessus par hasard. J'ai souhaité savoir si cela pouvait intéresser quelques collectionneurs. J'en ai trouvé un, aux Etats-Unis, John Reznikoff, le plus grand collectionneur au monde de cheveux ayant appartenu à des personnalités... Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il n'a jamais cru en l'authenticité des cheveux que je possédais. Les échanges de mails se sont étalés sur deux mois et demi, avant que j'abandonne. J'ai alors mis en vente en baissant à 2000 €. Somme dérisoire, mais qui voulait signifier que je ne souhaitais plus vendre, mais seulement discuter, voir si qq'un serait intéressé. Personne d'autre m'a contacté.

Je n'y pensais même plus quand la PJ a débarqué chez moi, le 28 novembre à 20h15.

J'ai tout de suite remis la boite d'échantillons sans réfléchir, pour prouver ma bonne foi.

La PJ m'a toujours assuré qu'il n'y aurait pas de poursuite à mon encontre. J'ai confiance... pourtant je sais que du côté Egypte, on souhaite toujours des sanctions. D'ici deux jours, je vais transmettre aux autorités égyptiennes une lettre d'excuse et d'explications, par la voie hiérarchique et diplomatique. Cette lettre finira entre les mains de Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités.

Où en suis-je aujourd'hui ?

Je suis facteur, certes, mais aussi écrivain-public, correspondant pigiste pour le Dauphiné Libéré dans lequel j'écris tous les jours, et écrivain. J'ai publié un livre ("Une rose à l'agonie", aux éditions ThoT). Je profite des médias pour promouvoir ce livre, et les prochains que je suis en train de rédiger.

J'espère que les internautes auront compris le fait que je ne pensais pas à mal en ayant mis sur Internet les cheveux de Ramsès II. J'ai vraiment été dépassé par les évènements.

Je vous adresse à tous mes sincères salutations.

Jean-Michel DIEBOLT

par Jean-Michel DIEBOLT publié dans : jean-michel.diebolt
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