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jean-michel.diebolt

Lundi 29 mai 2006


Je vendais quelques mèches de cheveux ayant appartenu à Ramsès II


L'origine ? La momie avait été accueillie en France de 1976 à 1977 dans le but de la sauver (champignons...). Une équipe de 4 chercheurs dont mon père a eu pour tâche d'analyser des cheveux, des résines, des morceaux de bandelettes (analyse par activation au CEA-CENG de Grenoble). En preuve, je remets une copie des résultats de ces analyses, et les publications faites à ce sujet. Je dois être le seul au monde à posséder de tels échantillons.

UN PEU D'HISTOIRE: Il faut remonter quelques 1300 ans avant notre ère: le grand pharaon égyptien s'éteint à l'âge de 87 ans. Probablement à la suite d'une septicémie d'origine dentaire. Son corps, paré et momifié selon les rites, est confié au tombeau, dans la Vallée des Rois. Celui-ci sera profané deux siècles plus tard par des pillards nubiens, et la momie réembaumée en l'an 1000 avant J-C, puis cachée dans une falaise. Retrouvée en 1882 par une expédition européenne. Elle est exposée au musée du Caire, mais l'atmosphère chaude et humide qui y règne lui fait subir d'inexorables dégradations, dont sa demeure précédente l'avait préservée. C'est sur les instances de Mme Desroches-Noblecourt, à cette époque conservateur en chef honoraire du département d'égyptologie du Musée du Louvres, que le gouvernement égyptien consent à ce que la momie de ramsès II soit "soignée" à Paris, au Musée de l'Homme, et au Centre d'Etudes Nucléaire de Saclay. Nous sommes en 1976. Sept mois plus tard, restaurée et de nouveau prête à affronter les assauts du temps, la momie repartira au Caire...

Tandis que les médecins se penchent sur les causes de sa mort, et que l'on découvre le champignon responsable de la putréfaction de ramsès II, les scientifiques grenoblois vont mettre toutes leurs compétences acquises lors des recherches dans le domaine nucléaire au service de l'analyse et du traitement de la momie. (...)
Voilà pour ce qui est de l'histoire de la momie en France, et la raison pour laquelle je détenais plusieurs échantillons de cheveux, de résine d'embaumement et de bandelettes de la momie de Ramsès II.

PRIX : Lorsque cette affaire fut dévoilée à la presse, ils se sont empressés de dire que les échantillons de cheveux étaient vendus pour la somme dérisoire de 2000€. C'est vrai dans un certain sens. mais je ne pensais pas du tout les vendre. Je ne souhaitais qu'entrer en contact avec des passionnés d'égyptologie. Je ne voulais que discuter... mais pas les vendre. Savoir si quelqu'un était seulement intéressé.

DES CONTACTS AVEC DES COLLECTIONNEURS ? 

J'en ai effectivement eu: deux collectionneurs. L'un m'a contacté, mais je n'ai pas cru qu'il était sérieux. Je n'ai pas donné suite.

Par contre, j'étais parvenu à entrer en contact avec John Reznikoff, le plus important collectionneur de cheveux au monde. Il possède une collection vraiment impressionnante. Par exemple, il possède des cheveux ayant appartenu à :

Charlotte Brontë, Napoléon, John Fitzgerald Kennedy, Elvis Presley, Einstein, le Duc de Wellington, Marilyn Monroe, Charles Ier (de sa tête décapitée!), Ronald Reagan, Ludwig van Beethoven, Abraham Lincoln (évalués à 750.000 dollars), Neil Amstrong.......

Le problème, dans tout cela, est que Reznikoff n'a jamais cru en l'authenticité des échantillons que je possédais. J'ai échangé plusieurs mails avec lui, mais cela a trainé sur plus de deux mois. Finalement, j'ai laissé tombé.

MON ARRESTATION ET MA MISE EN GARDE A VUE :

La Police Judiciaire a débarqué chez moi, le mardi 28 novembre 2006, à 20h15. On frappe à la porte... Ma femme ouvre. Cinq inspecteurs entrent. L'un d'eux dit:

- "Est-ce que vous savez pourquoi on est là ? "

Tout naturellement, on répond "non".

- "Ramsès II, cela vous dit quelque chose ?" continue l'un d'eux.

- Bien-sûr que oui, répondis-je. J'avais mis en vente sur Internet des cheveux ayant appartenus à Ramsès II !

- Nous sommes mandatés pour perquisitionner chez vous ! poursuit l'un des inspecteurs.

- Ce n'est pas la peine. répondis-je.

Et alors, je récupère en haut de l'armoire du salon une petite boite en carton, sur laquelle est écrit "RAMSES II - 1977". Je remets la boite à celui qui m'a suivi.

- Je peux même vous donner plus: je possède tous les résultats d'analyse de mon père qui authentifient les échantillons. Je vous donne même cette pochette qui contient toutes mes recherches sur Internet à propos de collectionneurs de cheveux, et les copies des mails que j'ai échangés avec eux.

l'un des inspecteurs m'informe de mes droits, notamment en me disant que j'ai le droit de passer un coup de fil, de contacter mon avocat...

- ... Mais entre nous, continue cet inspecteur, ce n'est pas la peine de joindre un quelconque avocat. Il n'y aura aucune poursuite contre vous. mais c'est l'Egypte qui crie au scandale. Vous vous rendez compte que vous avez causé un incident diplomatique entre l'Egypte et la France !

Les 5 inspecteurs ne sont finalement restés chez moi bien moins d'une demie heure. Ils m'emmènent dans leur voiture, sans me passer de menottes. D'ailleurs, à aucun moment on ne me passera de menottes aux poignets. (à suivre)



jean-michel.diebolt@aliceadsl.fr

Par Jean-Michel DIEBOLT
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Dimanche 18 juin 2006


Jean-Michel DIEBOLT 


Jean-Michel DIEBOLT, facteur chaque matin sur Proveysieux (à proximité de Grenoble, altitude 900 mètres), exerce chaque après-midi sa passion: l’écriture.


Jean-Michel DIEBOLT a deux passions : la photographie et l’écriture.

Après une expérience d’artisan photographe-cinéaste – Il a tourné un film pour les J.O. d’Albertville –, Jean-Michel DIEBOLT a travaillé 10 ans sur Paris dans un prestigieux laboratoire photographique professionnel. Ses œuvres personnelles ont été exposées à la Maison Barnave (Saint-Egrève) en 1983 et en 1985, puis lors de divers salons en 1998, 1999 et 2000. Mais depuis quelques années, il a tourné le dos à la photographie au profit de l’écriture.

Avec beaucoup de facilité pour écrire, écrivain-public, il a déjà rédigé nombre de courriers administratifs, mais aussi des thèses, et des romans autobiographiques pour des clients ne maîtrisant pas l’écriture. Il est également correspondant de presse pour le Dauphiné Libéré, et rédacteur pigiste pour divers magazines.


UNE ROSE A L’AGONIE nous raconte une histoire incroyable, transmise à l’auteur par un vieil homme. Celui-ci, lors d’un périple sur les routes du sud de la France, découvre un village perdu au milieu des collines. Il sera accueilli par le maire du village qui deviendra son ami. Pour l’aider, il tentera de dénouer un complot dont le but est la destruction pure et simple du maire. Ses ennemis vont employer tous les moyens pour y parvenir, jusqu’à organiser des messes noires. Notre homme sera dépassé par les évènements : il ne parviendra pas à déjouer la conspiration, ni à réagir dans le bon sens. L’histoire se termine sur la terrible sentence d’un tribunal de paysans. Histoire véridique, histoire fictive ? À vous d’y dénicher le vrai.


UNE ROSE À L’AGONIE (extrait)


PROLOGUE


« Ce récit est un peu une biographie, la mienne, aussi absurde que véridique : je la dédie à Martinien, le seul homme en ce monde avec lequel je pus me lier d’amitié. C’était un homme chaleureux, aimant la vie et la respectant, un compagnon de jeu pour les enfants, à l’esprit jeune et inventif, mais aussi, et surtout, un ami fidèle qui savait être à notre écoute lorsque nous avions des soucis.

Malheureusement, voilà déjà un mois que Martinien est mort. Lui et ses ancêtres avaient réussi à bâtir un village qui aurait pu être un modèle de société idéale. Mais l’homme a conservé une nature mauvaise, et aucune société idéale ne saurait, semble-t-il, lui convenir : chacune d’elle serait détruite par une minorité ne comprenant rien aux motivations de la majorité.

Cette histoire se passe en France, loin du bruit des grandes villes, dans une vallée perdue au milieu de petites montagnes et de collines couvertes de forêts, dans le Sud, là où rien ne semblerait pouvoir troubler la vie calme des villageois.

Moi qui m’étais mis en tête de connaître plus à fond ma patrie, je ne savais pas encore que ma longue marche s’arrêterait là, dans ce village, et que ma vie en serait bouleversée.

Tout se passa comme si j’assistais à l’épanouissement d’une rose : chaque jour, je lui découvrais une couleur nouvelle, une nuance de parfum subtil, et je ne savais pas à l’époque que, si cette fleur devenait de plus en plus belle, elle finirait par flétrir et mourir comme tout ce qui est beau et comme tout ce qui est.

Tout arriva si vite, que ni moi, ni personne ne put se rendre compte à temps de ce qui se passait, ni que nous allions assister à l’agonie de la rose.

Sans doute n’aurais-je pas dû m’arrêter ici, mais rester simplement le spectateur lointain de cette vie. Personne ne saura jamais si j’ai eu tort ou raison… Moi encore moins que les autres… »

Signé : François de Savorgnant


Note: Manuscrit remis par le curé de Savorgnole.

Ce curé a béni et soutenu François de Savorgnant,

Condamné par un Tribunal de Paysans.

___________________________________________________________________________


Note de l’auteur :

« À cet instant, en recopiant cette incroyable histoire qui m’a été transmise par un vieil homme, rencontré lors de mon métier d’écrivain public, j’ai l’étrange sensation de raconter des souvenirs... comme si j’avais personnellement vécu cette histoire, tant je m’y suis senti impliqué.

Les dates auxquelles je rattache ce récit sont très certainement fausses, mais les événements sont bien survenus de cette manière, certes à une époque et dans un contexte différent que je n’ai pas connu, mais puisque tout est si précis, rien n’est donc pure invention de ma part. »



UNE ROSE A L'AGONIE
ROMAN

19 € + 3€ (frais de port) = 22 € à l'ordre de Jean-Michel DIEBOLT

vous pouvez me contacter directement par mail :

Jean-Michel DIEBOLT


   
Par Jean-Michel DIEBOLT
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Dimanche 31 décembre 2006

Bonjour à tous les internautes,

J’avoue que ce n’est pas souvent que j’écris des explications...

Pour me présenter rapidement, je suis le facteur qui avait en vente sur Internet des cheveux de la momie de Ramsès II. Mon but, seulement présenter mes excuses et surtout dire qu'il n'y a jamais eu vol de la part de mon père (ingénieur en chimie nucléaire)  qui avait effectué les analyses.

Après les analyses, il avait conservé les échantillons, dans une petite boite, dans son bureau au CENG-CEA... jusqu'à sa retraite, soit 14 ans après les analyses.

Et d'ailleurs, jamais aucun échantillon ne peut être remis à leur propriétaire sitôt les analyses exécutées. Pourquoi ? Pour la simple raison que les échantillons ayant été iradiés, demeurent radio-actifs encore pendant quelques heures, quelques jours ou quelques mois (parfois des années après les analyses). Les échantillons sont alors conservés dans une marmoire plombée, en attendant que la radio-activité baisse suffisamment pour que l'échantillon ne présente plus aucun danger.

Et comme personne n'avait réclamé les échantillons durant ces 14 années, quand il a pris sa retraite, il a vidé son bureau et emporté tout naturellement la petite boite, en souvenir d'avoir eu le privilège, l'honneur d'analyser les cheveux de la plus célèbre des momies.

A son décès en 2001, j'ai retrouvé la boite et l'ai ramenée chez moi. Elle a donc encore passé 5 ans dans mon placard avant que je ne retombe dessus par hasard. J'ai souhaité savoir si cela pouvait intéresser quelques collectionneurs. J'en ai trouvé un, aux Etats-Unis, John Reznikoff, le plus grand collectionneur au monde de cheveux ayant appartenu à des personnalités... Le problème, c'est que j'ai l'impression qu'il n'a jamais cru en l'authenticité des cheveux que je possédais. Les échanges de mails se sont étalés sur deux mois et demi, avant que j'abandonne. J'ai alors mis en vente en baissant à 2000 €. Somme dérisoire, mais qui voulait signifier que je ne souhaitais plus vendre, mais seulement discuter, voir si qq'un serait intéressé. Personne d'autre m'a contacté.

Je n'y pensais même plus quand la PJ a débarqué chez moi, le 28 novembre à 20h15.

J'ai tout de suite remis la boite d'échantillons sans réfléchir, pour prouver ma bonne foi.

La PJ m'a toujours assuré qu'il n'y aurait pas de poursuite à mon encontre. J'ai confiance... pourtant je sais que du côté Egypte, on souhaite toujours des sanctions. D'ici deux jours, je vais transmettre aux autorités égyptiennes une lettre d'excuse et d'explications, par la voie hiérarchique et diplomatique. Cette lettre finira entre les mains de Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités.

Où en suis-je aujourd'hui ?

Je suis facteur, certes, mais aussi écrivain-public, correspondant pigiste pour le Dauphiné Libéré dans lequel j'écris tous les jours, et écrivain. J'ai publié un livre ("Une rose à l'agonie", aux éditions ThoT). Je profite des médias pour promouvoir ce livre, et les prochains que je suis en train de rédiger.

J'espère que les internautes auront compris le fait que je ne pensais pas à mal en ayant mis sur Internet les cheveux de Ramsès II. J'ai vraiment été dépassé par les évènements.

Je vous adresse à tous mes sincères salutations.

Jean-Michel DIEBOLT

Par Jean-Michel DIEBOLT
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Samedi 22 septembre 2007
Lorsque j'avais contacté John Reznikoff, l'américain collectionneur de mèches de cheveux ayant appartenues à des personnalités, je lui avais fait parvenir par mail et par courrier quelques photos des pochettes contenant des mèches de cheveux, des morceaux de bandelette et de la résine d'embaumement:

Voici l'une des pochettes que j'avais en ma possession.
Je détenais également plusieurs tubes transparents avec dedans un ou trois cheveux.















 







      Plusieurs petites boites transparentes

  semblables à celles-ci.




















 ... ainsi que d'autres pochettes.

Celle-ci contenait trois cheveux.



























Malheureusement, je crois que John Reznikoff n'a pas cru en l'authenticité des échantillons que je possédais. Aujourd'hui, je me dis tant mieux. .. Car je n'ose pas m'imaginer les ennuis que j'aurais pu avoir si j'étais parvenu à lui en vendre. Comment aurait-on pu les lui reprendre ? Surtout s'il avait déboursé dans les 100.000 $ pour les acquérir.
Pour prouver leur authenticité, je lui avais fait parvenir quelques pages avec les résultats des annalyses effectuées par mon père :














































  PAGE 1



















































  PAGE 2


















































  PAGE 3

















































 PAGE 4




















































PAGE 5



Parmi les documents expédiés, il y avait également une coupure de journal :




















































Par Jean-Michel DIEBOLT
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Samedi 22 septembre 2007
Lorsque j'avais contacté John Reznikoff, l'américain collectionneur de mèches de cheveux ayant appartenues à des personnalités, je lui avais fait parvenir par mail et par courrier quelques photos des pochettes contenant des mèches de cheveux, des morceaux de bandelette et de la résine d'embaumement:

Voici l'une des pochettes que j'avais en ma possession.
Je détenais également plusieurs tubes transparents avec dedans un ou trois cheveux.















 







      Plusieurs petites boites transparentes

  semblables à celles-ci.




















 ... ainsi que d'autres pochettes.

Celle-ci contenait trois cheveux.



























Malheureusement, je crois que John Reznikoff n'a pas cru en l'authenticité des échantillons que je possédais. Aujourd'hui, je me dis tant mieux. .. Car je n'ose pas m'imaginer les ennuis que j'aurais pu avoir si j'étais parvenu à lui en vendre. Comment aurait-on pu les lui reprendre ? Surtout s'il avait déboursé dans les 100.000 $ pour les acquérir.
Pour prouver leur authenticité, je lui avais fait parvenir quelques pages avec les résultats des annalyses effectuées par mon père.
Ces 5 pages, vous avez pu les trouver au-dessus.


Parmi les documents expédiés, il y avait également une coupure de journal :





















































Par Jean-Michel DIEBOLT
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